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Archive pour octobre 2008

Persévérer pour l’élève et la réussite éducative

Vendredi 31 octobre 2008 par Chantal Longpré

C’est hier matin qu’était donné le coup d’envoi des Journées interrégionales sur la persévérance scolaire et la réussite éducative. L’événement a réuni près de 400 décideurs mobilisés autour d’un seul objectif, la lutte au décrochage scolaire et les stratégies pour le contrer.

Pour la FQDE, donner priorité à l’élève, c’est profiter d’une occasion comme celle-ci pour être au cœur de la mobilisation des acteurs du milieu. C’est le moment parfaitement choisi pour présenter l’école ouverte sur son milieu, en interaction avec lui, sensible à l’implication de toute une communauté, une école qui désire engager une conversation éducative à laquelle participent l’élève, sa famille, son milieu de vie et son entourage, dans toutes ses sphères de vie.

Le communiqué que nous émettions hier pour souligner notre participation à l’événement ne laissait planer aucun doute sur l’importance que nous y accordons. On pouvait y lire que « (…) si nous avions à choisir (…) un sujet de prédilection pour les quelque 2 400 directions d’établissement d’enseignement qui constituent notre fédération, ce serait sans hésiter la persévérance scolaire qui est, à notre avis, la clef dans la résolution de la problématique du décrochage. »

Une réflexion commune, certes, mais aussi un engagement collectif à établir des stratégies concrètes dont les actions qui en feront partie seront aussi portés fièrement par notre fédération. Maintenir l’intérêt de l’élève ne saurait s’obtenir sans des gestes posés en ce sens par tout un milieu, avec fierté, avec engagement. Une société consciente des gains inestimables que sont la persévérance scolaire et la réussite éducative. Une société qui réalise le potentiel unique que représente un milieu aussi ouvert sur son école. Une fédération, la nôtre, et ses membres, engagés à ouvrir l’école à sa communauté.

Nous sommes engagés à adapter l’école à la réalité de son milieu et nous déployons prioritairement nos efforts afin de l’adapter à l’élève et à sa communauté familiale et sociale, ayant pour résultante la création et le maintien d’une réelle communauté éducative. Ce dont nous sommes les témoins en ce moment, c’est le fait que le monde des affaires, le monde communautaire et le milieu de l’éducation, toutes professions confondues, choisissent d’affirmer mutuellement la richesse sociale que représentent l’élève et l’importance d’investir dans sa persévérance scolaire et sa réussite éducative. Un milieu qui décide, avec détermination, de se responsabiliser pour ces objectifs et de donner la priorité à l’élève.

Entre deux mots, il faut choisir l’élève!

Mardi 21 octobre 2008 par Chantal Longpré

« Notre loyauté va à l’élève ». Voilà la position que nous affirmions avec conviction le 20 février dernier. Ce sont ces mêmes mots qui nous reviennent à l’esprit lorsque nous sommes amenés à observer les réactions suscitées par communiqué du MELS et les lettres de la ministre de l’Éducation adressées aux parents et aux enseignants quant à la maîtrise de la langue française à l’école.

On comprendra à quel point nous pouvons être sollicités et observés à notre tour quant à nos réactions face aux correspondances de la ministre. L’école, telle que nous la concevons, est un lieu où nous sommes un agent de proximité et attentif à chacun des acteurs qui la composent et participent à la construire. Il ne saurait en être autrement pour le milieu qui choisit alors de se tourner vers sa direction lors de tels événements. On ne saurait reprocher aux parents de nous croire informés de ce qui leur est adressé.

Toutes les réactions du milieu, quels que soient leurs lieux d’appartenance et d’exercice au sein du monde scolaire, démontrent l’importance qui a été conférée au geste de la ministre. La bonne foi qui anime chacun d’entre nous, chaque acteur du monde de l’éducation, ne saurait prêter à interpréter les différentes réactions comme étant tournées vers des intérêts éloignés de ceux des élèves. Toutes les prises de position font clairement la démonstration de la mobilisation du milieu autour de l’élève et des besoins de l’apprenant. Pour nous qui affirmons cette loyauté à l’élève, notre position ne peut que se définir encore plus clairement.

Dans le triangle composé de l’élève, l’enseignant et la direction d’établissement, ce triangle à qui s’adressait la volonté de la ministre, on aura noté qu’aucune lettre n’est parvenue directement aux directions d’école. C’est compter, nous plairons-nous à souhaiter, sur la qualité du dialogue installé entre chacun de nous, entre chacun de ceux qui participent à l’école. On ne saurait prêter aux directions d’école, elles aussi mobilisées autour des besoins de l’élève, d’autres sentiments motivant son leadership en gestion pédagogique.

On ne s’étonnera pas de constater que ce leadership en gestion pédagogique qui est à la base de nos fonctions est perçu par les parents d’un point de vue prescriptif alors que dans son exercice, il s’exprimera dans la contextualisation des stratégies, à la lumière des possibles, bien souvent en prenant le beau risque de les créer. Espérons que la conséquence des deux lettres de la ministre sera de mettre à nouveau en lumière l’importance de notre rôle lors de ce genre d’intervention et notre leadership pédagogique pour participer non seulement au dialogue, mais à la mise en contexte de ces stratégies au cœur de nos milieux respectifs, dans le respect de ses acteurs et dans l’affirmation de cette loyauté que nous portons à l’élève.

On nous permettra ici de faire le parallèle avec le récent discours du président français prononcé à Québec que nous paraphraserons pour l’apprenant : « au nom de quoi, une preuve d’amour envers l’élève devrait se nourrir d’un geste de défiance. » Nous pourrions remplacer ici le mot élève en rappelant la considération nécessaire envers l’ensemble des acteurs du milieu. La conciliation qu’appelle le geste de la ministre sera au cœur des préoccupations des directions d’établissement.