Pas dans ma cour
Jeudi 4 septembre 2008 par Chantal LongpréLa violence à l’école est omniprésente. Dans les classes, dans la cour, dans les corridors de l’école. Des parents aux enseignants. Des enseignants aux élèves. Des parents aux directions. Des élèves aux enseignants. Des élèves entre eux. Peut-on vraiment affirmer qu’il est désolant de constater que les enfants aient maintenant la capacité de dire « Non, tu n’as pas le droit de me toucher » face à un acte d’agression qu’il soit de nature violente ou autre?
Personne n’aime être jugé dans son travail à travers une vitrine qui n’en laisse voir qu’une partie. Personne n’aime recevoir le reflet de son image ou celle de sa profession, déformée à cause d’un malentendu ou pour une question de perception. En ce moment, chacun campe sur sa position comme deux époux en querelle à savoir à qui va la responsabilité et à pointer le doigt ailleurs que vers son propre domaine professionnel.
Mais qui est à blâmer? L’école? L’élève insolent? Le personnel enseignant en manque de formation ou d’information? La direction qui n’offre pas le soutien souhaité? L’employeur et son immobilisme? Chacun a son rôle à jouer.
Je crois que nous devons plutôt renforcer nos liens, bâtir une saine relation de confiance et d’échanges entre tout le personnel de l’école et le parent. C’est à mon avis le meilleur gage de réussite afin de contrer le problème de violence à l’école. D’offrir un exemple de cohérence et de coopération dans l’entourage immédiat de l’élève afin d’avoir un impact direct sur sa vision et d’en faire ainsi un citoyen avisé et responsable.
