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Archive pour novembre 2007

À qui le stress après 18h30?

Mardi 27 novembre 2007 par Julie Lussier

Un billet de Pierre D’Amours,
Chercheur, consultant en créativité et coach scolaire

Selon l’article de la Presse Les devoirs stressent les parents (paru en A5, 27 nov. 2007), les devoirs stresseraient plus de 66% des parents consultés lors d’une enquête canadienne à propos de l’apprentissage des jeunes Canadiens.

Si j’ai bien décodé cet article, la question de la difficulté par les parents de comprendre le vocabulaire utilisé par le système d’enseignement serait en quelque sorte l’arbre qui cache la forêt. En effet, le bien le plus convoité de notre société moderne qu’est le temps disponible serait le grand créateur de ce stress chez les parents. Les parents définis comme des cadres de 100,000.$ et plus par leur milieu professionnel succomberaient davantage au stress du devoir scolaire du fait qu’ils se sentent coincés par un horaire de travail de fou.

Autrement dit, chaque parcelle de temps encore disponible doit être maximalisée pour les seules activités essentielles. Perdre du temps à comprendre le vocabulaire pédagogique, s’arrêter avec son enfant sur les embûches d’apprentissage rencontrées ne feraient pas partie de cette liste essentielle.

Deux options se conçoivent généralement alors:

1. contraindre l’école à ce qu’elle limite la période des devoirs à un maximum de temps;

2. s’en tenir au plus rudimentaire accompagnement parental soit la révision pure et simple. Ce sont d’ailleurs les deux pistes que mentionne l’article de la Presse.

Et s’il y avait d’autres options… Dans cette courte communication, je propose une troisième piste très ergonomique. Compte tenu que plus de 80% des parents valorisent l’apprentissage comme valeur pour leur enfant, je propose une pierre (!?) trois coups:

1. s’en tenir à la stricte révision des devoirs scolaires et relayer les plus grosses interrogations à l’enseignant;

2. construire la compétence à écrire de leur enfant en l’accompagnant chaleureusement dans une activité de lecture (soit en lisant d’un air ravi un chapitre ou deux de leur choix, soit en étant simplement présent à l’enfant qui lit). La séquence de temps serait trois fois par semaine, exactement la même que celle d’une pratique saine en activité physique. Chaque période de lecture serait d’un format de trente minutes, pas moins. Ce séquençage aurait le mérite à mon humble avis de sauver énormément de temps puisqu’il est déjà bien connu et assimilé.

3. construire la compétence à comprendre le monde moderne dans lequel l’enfant est plongé jusqu’au cou. À cette étape, il est important d’insister pour qu’au moins une de ces trois périodes de lecture soit consacrée à de la fiction. Je pense ici à de bons romans, contes ou ouvrages de la grande littérature jeunesse et/ou universelle.

Vous comprenez déjà qu’un gain de temps extraordinaire serait à mettre en banque (pour des vacances par exemple!). La littérature digne de ce nom nuance la compréhension que quelqu’un peut avoir de la société des hommes. Elle améliore d’une façon sensible l’articulation des idées en situation d’écriture. Elle génère de l’endorphine en quantité non négligeable en raison du plaisir certain qu’elle procure. Pas besoin alors de payer une drogue pharmaceutique dispendieuse dans le but d’aplatir le stress de la vie hyper moderne. Finalement, j’ajouterai pour me contenter d’un dernier avantage, celui de faire pénétrer l’humain dans la fameuse zone du je pense donc je suis. Je ne m’attarderai pas trop à propos de cette dernière dimension de peur d’effaroucher le lecteur. Quoiqu’il en soit TROIS DANS UN, c’est tout un deal!

Rénovation du système scolaire

Lundi 12 novembre 2007 par Serge Morin

Dans le but de moderniser le système scolaire québécois, les architectes ont déposé les plans de la rénovation lors des États généraux.

Depuis près d’une décennie, tous les occupants se positionnent sur les aménagements que l’on retrouve dans ce plan à partir d’un vécu qui leur est propre. Certains apprécient et s’y sentent comme à la maison là où il fait bon revenir, d’autres n’apprécient guère et entrevoient les limitations d’une telle construction.

Certains trouvent que leur pièce a rétrécie et tentent d’élargir leur espace. D’autres, débordés par les travaux que requiert la restructuration de leur pièce, ont délégué à la femme de ménage certaines responsabilités. Et quelle ne fut pas leur surprise lorsqu’ils ont constaté que cette dernière avait pris le contrôle! D’autres occupants ont carrément refusé les réaménagements et ont continué comme si la rénovation n’avait pas eu lieue. Tel est le constat fait par les directions d’établissement d’enseignement déléguées à l’Assemblée générale de mai 2007.

Les Associations avec votre Fédération ont donc convenu de visiter vos Conseils d’administration par région afin de faire la mise à jour de la situation actuelle. Viendra alors le temps de faire connaître aux acteurs concernés le périmètre de la pièce et les portes de service nécessaires à l’établissement.

Dans l’élaboration d’un tel plan, la réfection se fera toujours à partir de la lunette des services que l’on doit rendre à l’élève dans son école, dans sa communauté, dans son réseau, dans sa province… pour bâtir son avenir.

*** Ce texte est tiré des Manchettes du mois d’octobre que vous pouvez lire en totalité dans sa version interactive ou en format pdf.