Le rapport Ménard: Une voix de plus vers une considération bien présente dans le milieu
24 mars 2009 par Josianne MasséPlusieurs voix se sont fait entendre depuis le récent dépôt du rapport Ménard. Celles qui peuvent paraître tardives ou moins fortes sont peut-être des mains tendues, comme l’est celle de notre organisation. Une main tendue pour accueillir, d’abord, cette voix de plus qui s’ajoute à la nôtre pour croire en l’amélioration de la réussite des élèves. On aurait eu tort de s’attendre à de nouveaux constats ou de nouvelles réalités; nous avons, comme plusieurs acteurs du monde scolaire, depuis longtemps mis en lumière les causes aussi bien que les remèdes.
On se souviendra avoir fréquemment trouvé au coeur de nos propos l’importance de placer l’élève à la source autant qu’à la destination de nos actions. Investir, s’investir auprès de lui, et dans l’école d’abord, choisissant de ne pas disperser les efforts et les ressources en investissant dans les structures, mais en mettant le focus sur l’élève, là où il peut ressentir pleinement la portée des gestes visant à l’aider à réussir. On se souviendra surtout combien nous avons répété l’importance de trouver tout un milieu comme partenaire de l’école, une école ouverte sur une communauté animée par le désir d’agir aussi.
Or, plusieurs stratégies sont déjà en marche, respectant les spécificités de chaque milieu parce que directement axées sur les critères bien différents d’une communauté scolaire à une autre. Il faut poursuivre le travail déjà amorcé en considérant que le rapport Ménard est une voix supplémentaire encourageant le maintien des actions déjà présentes dans les milieux. Chaque voix qui s’ajoute est un élément motivateur supplémentaire pour des acteurs qui fournissent déjà des efforts importants auprès des élèves. Certes, il faut évaluer l’impact des différents programmes, mais en sachant mesurer le résultat autrement que dans l’esprit de cibles qu’une ministre pourrait être tentée d’ajouter pour illustrer une forme de considération politique, pour donner l’impression rassurante d’avoir entendu. Le reste ne serait que bureaucratie et n’aurait alors pour fonction que d’occuper davantage les ressources sur ce qui est le moins rentable pour l’élève et cultiverait la culpabilité des intervenants plutôt que de leur donner les moyens d’une ambition qu’ils ont déjà, celle de voir l’élève réussir et choisir de persévérer.
